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Historique

Au XVII ème siècle, Villers-le-sec faisait partie de la seigneurerie de Montaigù ( près de Calmoutier à 8 km environ).

En 1709, Anatoile Lyautey (1) acheta le château de Villers-le-Sec (2).

En 1739, il était seigneur en moyenne et basse justice du village. Une rue Lyautey fait allusion à l'existence de cette famille.

En 1755, Claude Antoine Eugène de Mesmay rachète la seigneurerie (3)

Eglise de Villers le SecL'église (4)

En 1688 existait une chapelle dédiée à saint Isidore.
L'église actuelle a été construite en 1774, modifiée en 1835, et dédiée à saint Denis. La 1ère pierre fut posée par Jeanne Marie de Mesmay-Genevreuille, épouse de Claude Antoine Eugène de Mesmay. A l'angle droit du clocher est une inscription à demi-effacée : " Cte pierre a étez poséz par madame Ugène de Mesmay l'an ...". Il existe une belle cloche imagée de 1865 où sont représentés 23 saints et 10 saintes.

La chapelle romane de Saint-Igny (5)

C'est le monument le plus ancien que l'on connaisse actuellement.
Saint-Igny, hameau rattaché à la commune en 1807, doit son nom au saint patron de la chapelle : saint Aignan, 11ème archevêque de Besançon (370-374).

A la période révolutionnaire, les cahiers de doléances de 1789 nous apprennent que les habitants veulent racheter le four banal ( pour ne plus payer les taxes lors de son utilisation ). Ils réclament un vicaire ou curé desservant en raison de l'éloignement du village voisin ,  Colombe-les-Vesoul dont ils dépendent. Ils souhaitent que les pigeons du seigneur soient enfermés au moment des récoltes. Ils demandent aussi l'allègement de certaines impositions vu les conditions de vie difficiles : on ne peut construire ni fontaine ni puits, il n'y a que l'eau du ciel pour abreuver le bétail, la rivière la plus proche étant à une grande lieue ( la Colombine, à près de 2 km ). Il n'y a pas non plus de prés ni de vigne.

La première moitié du 19ème siècle est une époque de croissance, le recensement de 1841 dénombre 493 habitants.

Les guerres de 1870, 1914, 1940 laisseront leurs traces douloureuses. Une rue Roland Munier aux Belles-Baraques évoque le sacrifice de cet homme emmené par les allemands en 1944 et abattu près du camp de Buchenwald.

Notes :

(1) C'est lui qui fit construire le château de Colombe-les-Vesoul, encore existant à l'entrée du village
(2) Le château de Villers était à l'emplacement actuel de la maison de Mr Georges ROLLET
(3) Nouveau dictionnaire des communes de Haute-Saône, Tome IV page 139 et bulletin S.A.L.S.A. n°19  1986  page 122
(4) Nouveau dictionnaire des communes de Haute-Saône, Tome IV page 139
(5) Nouveau dictionnaire des communes de Haute-Saône, Tome IV page 140