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Le développement de la commune

L'alimentation en eau (1)

Jusqu'au début du 20ème siècle, la population se servait de l'eau des citernes ou des puits que l'on allait quérir au seau. Le bétail, lors des sorties quotidiennes était conduit auprès des mares ( une à Villers, une à St Igny, une aux Belles Baraques) où il s'abreuvait.
La mare du village se trouvait à l'emplacement de l'actuelle salle polyvalente.

Un projet d'adduction d'eau par gravité fut réalisé dans les années 1929-1932 : captage de la source de la Vaux de Marey ( commune de Quincey), suppression de la mare, installation d'un ensemble lavoir, rinçoir, abreuvoir, construction de 3 fontaines.
De 1965 à 1968 enfin est créé un réseau d'eau sous pression.

La " fée électricité "

Au début du 20ème siècle, c'était les lampes à huile ou à pétrole.
1925 : installation de l'éclairage public et de la force motrice au village. 1928-1929 : électrification des hameaux.

Les transports

La ligne de chemin de fer Vesoul Besançon fut inaugurée en 1872.

Gare de VillersA la gare de Villers, chaque jour, s'arrêtaient 8 trains de voyageurs ( 4 dans chaque sens ). Une certaine activité régnait. Pendant la guerre 1939-1945, un dépôt militaire y fut construit. Concurrencée par la route, la ligne perdit sa rentabilité. Le trafic voyageur cessa en 1959, celui des marchandises en 1973.

La voie verte, route piétonne et cyclable s'y substitue agréablement de Villers-le-Sec à Fontenois-les-Montbozon ( 21 km ).

Le tramway. En 1911, le premier tramway à vapeur sur la ligne Vesoul-Héricourt passe à Villers-le-Sec. Il s'arrête à une halte, route d'Essernay, à la demande des voyageurs. C'est le "tacot" qui serpente dans la campagne avec quelques wagons. Il rend de grands services pendant la guerre de 14-18 et disparaît en 1936, lui aussi victime de la concurrence de la route.

Train de VesoulLe point de vue d'une citadine (2) : Extrait des mémoires écrites d'une toute petite jeune fille de sept ans qui, depuis la grande ville, venait avec sa maman en vacances à Noroy par le tramway dans les années vingt :
" ...Arrivées à Vesoul, il fallut descendre et aller à une autre gare, plus petite celle-là et prendre un drôle de petit train genre Far-West. Là, que de gens drôlement fagotés également : pour les femmes, d'amples jupes noires ou marrons avec caracos de couleur, petits bonnets tenus par des rubans noués autour du cou.

Les hommes portaient de larges pantalons noirs, une grande blouse bleue ;coiffés d'un petit chapeau noir, ils causaient dans un jargon que nous ne comprenions pas. C'était un jour de marché où les paysans allaient eux-mêmes vendre les produits de la ferme. Il y avait dans le tacot des caisses avec des poules et des lapins. Gens et bêtes faisaient beaucoup de bruit ; il se dégageait une odeur à vous lever le cœur, je sus plus tard qu'il s'agissait de la fameuse cancoillotte. Le petit train allait lentement, si lentement que nous aurions pu le suivre en courant. Il sillonnait la campagne boisée ou verdoyante nous laissant voir ça et là des troupeaux de bêtes paisibles en train de paître. Au gré des arrêts, les gens descendaient. La nuit tombait lorsqu'une voix annonça : "Noroy-le-Bourg" ! Nous étions arrivées au terme de notre voyage...".

Bibliographie :

(1) Villers-le-Sec journal de mon village n° 40 janvier 2002 page 17
(2) La Haute-Saône au temps du tramway, Age d'or et modernité Pascal MAGNIN , page 84

Lignes de car: Un réseau de lignes d'autocars complétait les moyens de communication et se substituait au tacot. Plusieurs navettes quotidiennes de la ligne Vesoul-Noroy-Villersexel-Lure faisaient arrêt à la " croisée " et permettaient aux voyageurs de se rendre à Vesoul. Des pétitions demandaient le passage du car au centre du village ( la "croisée" route de Colombe était distante de 1 km ).
Petit à petit, le trafic a disparu au profit de l'automobile particulière. Actuellement, la principale activité des cars est d'assurer le transport scolaire.

Evolution de la population :

Le nombre d'habitants de Villers-le-Sec fluctuat de manière importante au fil des siècles

Le logement :

Nombre d'habitants au fil des siècles

En 1982, la commune a décidé la création d'un lotissement. Ce projet a permis la construction de 21 habitations.
Un deuxième projet a vu le jour et 3 tranches ont été réalisées

  • 1 ère tranche 1998 21 constructions
  • 2 ème tranche 2000 6 constructions
  • 3 ème tranche 2002 9 constructions
  • 4 ème tranche 2004 10 constructions

Le plan d'occupation des sols, ayant défini les zones urbanisées, a permis le développement de l'habitat : 145 maisons individuelles furent construites de 1977 à 2005